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Trois piliers de pension : le 1er est plafonné

Par Kevin Sayrignac · Faits vérifiés le 2 août 2026 · 4 min de lecture

Le plan, 4 sections

Votre revenu à la retraite repose sur trois étages. Le premier est géré par l'État, le deuxième dépend de votre employeur, le troisième ne dépend que de vous. Comprendre qui finance quoi, c'est comprendre ce qui vous manquera, et où agir.

1er pilier : la pension légale

C'est la pension de la Caisse nationale d'assurance pension (CNAP), financée par répartition : les cotisations d'aujourd'hui paient les pensions d'aujourd'hui, à parts égales entre vous, votre employeur et l'État. Elle s'obtient à 65 ans, à condition d'avoir cotisé au moins 120 mois. Une pension anticipée existe à 57 ou 60 ans pour les longues carrières (40 années de périodes d'assurance), et la réforme entrée en vigueur au 1er juillet 2026 allonge progressivement les conditions de l'anticipée à 60 ans.

Les cotisations, et donc les droits, sont plafonnés. Au-delà d'un certain salaire, chaque euro gagné en plus n'augmente plus votre pension. Plus votre salaire est élevé, plus l'écart entre votre dernier salaire et votre pension sera grand. C'est mécanique, et c'est précisément ce que les deux autres piliers servent à combler.

2e pilier : le régime complémentaire d'entreprise

Certains employeurs mettent en place un régime complémentaire de pension (loi du 8 juin 1999) : l'entreprise cotise pour vous, et l'impôt sur ces cotisations est déjà réglé par l'employeur, au taux forfaitaire de 20 %. À la sortie, au Luxembourg, la prestation vous revient exonérée d'impôt, en capital ou en rente.

Si votre employeur propose un tel régime, vous pouvez y ajouter des cotisations personnelles, déductibles jusqu'à 1 200 € par an (article 110 de la loi sur l'impôt sur le revenu).
Salarié, vous ne choisissez pas ce pilier : il existe seulement si votre employeur l'a mis en place. Un réflexe utile à l'embauche : demander s'il y en a un, c'est une part de la rémunération qui ne se voit pas sur la fiche de paie.

3e pilier : votre épargne à vous

Le contrat de prévoyance-vieillesse (article 111bis) est le pilier que vous contrôlez entièrement : vous choisissez le contrat, le montant, le rythme. Les versements se déduisent de votre revenu imposable, jusqu'à 4 500 € par personne et par an à partir des revenus 2026. Pour la déclaration des revenus 2025, le plafond est encore de 3 200 €. Nous lui avons consacré un article entier : le 3e pilier, mode d'emploi. Pour chiffrer ce qu'un versement change sur votre impôt, passez par le simulateur du 3e pilier, sans document ni compte.

Ce qu'il faut en retenir

Le premier pilier vous donne un socle, plafonné. Le deuxième dépend de votre employeur : vérifiez s'il existe, et si oui, pensez aux 1 200 € déductibles. Le troisième est le seul levier entièrement entre vos mains, et c'est aussi celui que l'État subventionne le plus directement via votre déclaration d'impôt.

La déclaration est l'endroit où les piliers 2 et 3 se concrétisent en impôt en moins. L'outil calcule l'effet de vos versements sur vos chiffres.

Gratuit cette année. Vous pouvez commencer sans compte, et vous arrêter quand vous voulez.

Ce qu'il ne tranche pas : ce que vous décidez d'en faire, et si vos contrats correspondent encore à votre situation.

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Kevin édite Fillo et exerce dans l'assurance au Luxembourg. Les plafonds et les calculs ci-dessus suivent la loi, indépendamment de tout contrat.

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