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Le 2e pilier au travail : les 1 200 € de cotisations personnelles déductibles

Par Kevin Sayrignac · Faits vérifiés le 4 juillet 2026 · 4 min de lecture

Votre employeur a mis en place un plan de pension d'entreprise. Vous le savez à peine, et il vous ouvre pourtant une ligne dans votre déclaration : jusqu'à 1 200 € de cotisations personnelles que vous pouvez déduire de votre revenu imposable, chaque année.

Le 2e pilier, en une minute

Le deuxième pilier de la pension, c'est le régime complémentaire mis en place par une entreprise pour ses salariés (loi du 8 juin 1999). L'employeur cotise pour vous, sur un plan dédié à la retraite. Salarié, vous ne l'avez pas choisi : il existe seulement si votre entreprise l'a instauré. C'est une part de votre rémunération qui ne passe pas par votre salaire brut.

Deux choses le distinguent d'une prime classique. La cotisation que l'employeur verse est imposée à part, au taux forfaitaire de 20 %, par une retenue à la source qu'il règle lui-même. Et à la sortie, quand vous partez à la retraite, la prestation vous revient exonérée d'impôt sur le revenu, que vous la preniez en capital ou en rente. L'impôt a déjà été payé en cours de route, à taux réduit.

Les 1 200 € de cotisations personnelles déductibles

Sur ce plan d'entreprise, la loi vous laisse ajouter vos propres versements, en plus de ceux de l'employeur. Ces cotisations personnelles se déduisent de votre revenu imposable, jusqu'à un plafond fixé par l'article 110 de la loi sur l'impôt sur le revenu. Déduire, ici, veut dire payer l'impôt sur un revenu plus petit : l'économie dépend donc de votre niveau de revenu.

Les cotisations personnelles à un régime complémentaire de pension d'entreprise sont déductibles jusqu'à 1 200 € par an et par personne. Exemple calculé avec le moteur de ce site, pour une personne seule (classe 1) à 60 000 € de revenu imposable qui verse le plafond : environ 468 € d'impôt en moins sur l'année (impôt de base, hors fonds pour l'emploi et crédits).

Cette ligne passe souvent à la trappe. Beaucoup de salariés couverts par un plan d'entreprise ne savent pas qu'ils peuvent y verser en plus, et encore moins que ces versements réduisent leur impôt. Le montant se déclare dans les dépenses spéciales, au même endroit que vos autres cotisations et primes.

Salarié, ce plafond n'existe que si votre employeur a mis en place un régime complémentaire : sans plan d'entreprise, pas de cotisation personnelle déductible à ce titre. Un réflexe utile : demander à votre service du personnel s'il existe un plan, et si vous pouvez y verser.

À ne pas confondre avec le 3e pilier

Les deux réduisent votre impôt, mais ce ne sont pas les mêmes produits, ni les mêmes plafonds. Le 2e pilier passe en général par votre employeur : salarié, vous n'y avez accès que si votre entreprise a instauré un plan. Les indépendants peuvent depuis 2019 mettre en place leur propre régime (le RCPi), avec sa règle de déduction à part : jusqu'à 20 % du revenu net annuel de l'activité. Le 3e pilier, lui, est un contrat individuel que vous souscrivez seul auprès d'un assureur ou d'une banque, sous l'article 111bis, avec son propre plafond de déduction.

Les deux se cumulent : rien n'empêche de verser sur le plan d'entreprise et sur un contrat individuel la même année, chacun avec sa ligne et son plafond. Pour le détail du contrat individuel, voir notre article sur le 3e pilier. Et pour la vue d'ensemble des trois étages de la pension, notre guide des trois piliers.

L'effet exact d'un versement sur votre impôt dépend de votre revenu et de votre classe. L'outil le calcule en direct, avant que vous décidiez quoi que ce soit.

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