La déclaration des revenus de 2025 se dépose au plus tard le 31 décembre 2026. Ce que cette date change dépend d'une seule chose : si vous étiez obligé de déclarer, la déclaration reste due après elle et le retard peut coûter. Si vous déposiez volontairement, pour récupérer un trop-retenu, la date ferme la porte.
Retrouver les échéances sans les chercher
Les échéances fiscales de l'année, ce qui change au 1er janvier, et les nouveautés de l'outil. Désinscription à tout moment.
Le 31 décembre de l'année qui suit vos revenus
Depuis l'année d'imposition 2022, le délai de dépôt est fixé au 31 décembre de l'année qui suit celle des revenus. La règle vaut pour les résidents comme pour les non-résidents, pour le papier comme pour le dépôt en ligne, et la même échéance s'applique aux demandes de restitution.
Si vous aviez la fin mars en tête, cette date a disparu : le calendrier fiscal de l'Administration des contributions directes ne retient qu'une échéance, le 31 décembre, pour la déclaration comme pour le décompte annuel. La période de remise a en revanche une ouverture, au printemps de l'année suivante, et guichet.lu en publie les dates exactes chaque année. Déposer dès l'ouverture, certificats en main, est possible sans être imposé.
La même date, deux conséquences qui n'ont rien en commun
C'est la distinction qui commande tout le reste de cette page, et il vaut la peine de savoir de quel côté vous êtes avant de lire la suite.
Certains contribuables sont tenus de déposer : revenu imposable au-delà des seuils, plusieurs salaires qui se cumulent, revenus qui n'ont pas subi de retenue. Les cas exacts sont dans notre guide sur l'obligation de déclarer. Pour eux, la date passée n'efface rien : la déclaration reste due, elle est encore traitée quand elle arrive, vos déductions comptent, et le bureau peut y ajouter les mesures chiffrées de la section suivante.
D'autres déposent volontairement, sans y être tenus, parce que la retenue sur salaire a prélevé plus que l'impôt réellement dû. Pour eux, la date joue plus dur : l'ACD indique qu'une déclaration de ce type déposée après le 31 décembre de l'année qui suit n'est pas prise en compte. Le trop-retenu de l'année ne se récupère plus par cette voie.
| Votre situation | Date limite | Passé cette date |
|---|---|---|
| Vous êtes tenu de déposer (modèle 100) | 31 décembre 2026 | La déclaration reste due et reste traitée ; un supplément et une astreinte peuvent s'ajouter |
| Vous déposez volontairement (modèle 100 sur demande) | 31 décembre 2026 | La déclaration n'est plus prise en compte ; le trop-retenu ne se récupère plus par cette voie |
| Vous demandez un décompte annuel (modèle 163) | 31 décembre 2026 | Délai de forclusion : la demande n'est plus prise en compte, sans prolongation possible |
Échéances pour l'année d'imposition 2025. Même logique chaque année : les revenus d'une année N se déposent jusqu'au 31 décembre de l'année N+1.
Ce que le retard coûte, mesure par mesure
Tout se clarifie quand on sépare deux retards. Le retard de déclaration : le formulaire n'est pas arrivé dans le délai. Le retard de paiement : le bulletin est arrivé, il fixe un solde, et ce solde n'est pas versé à temps. Les deux déclenchent des mesures différentes, et vous pouvez être concerné par l'un sans l'autre.
Le supplément pour dépôt tardif. Quand la déclaration arrive en retard ou n'arrive pas, le bureau peut fixer un supplément qui monte jusqu'à 10 % de la cote d'impôt, c'est-à-dire du montant que votre bulletin fixe pour l'année. Un impôt final de 4 000 € peut donc porter un supplément allant jusqu'à 400 €. Le texte de l'ACD dit bien « peut fixer » : c'est une faculté du bureau, qui en décide selon le dossier, dans la limite de ce plafond. La base légale est le paragraphe 168 de la loi générale des impôts.
L'astreinte, toujours annoncée avant d'être appliquée. Réservée au cas où la déclaration ne vient toujours pas, c'est une somme réclamée pour obtenir le dépôt du document manquant, en deux temps. D'abord la sommation : le bureau accorde un dernier délai et annonce à l'avance le montant exact envisagé. Ensuite la fixation, si le délai expire sans réaction, notifiée par écrit. Le montant dépend de la gravité du retard, et l'ACD ne publie ni barème ni plafond : c'est la sommation qui vous donne le chiffre.
La taxation d'office. Au bout de la chaîne, si le contribuable refuse de déposer, le bureau est dans l'obligation de fixer la dette d'impôt lui-même, par estimation. Il travaille alors sur les éléments dont il dispose, votre certificat de salaire par exemple, sans vos frais réels ni vos déductions : le résultat est moins favorable qu'une déclaration remplie avec vos chiffres, puisqu'il ignore ce que vous n'avez pas déclaré. Une taxation déjà émise se conteste par la voie ordinaire de la réclamation, dans les trois mois de la notification du bulletin.
Les intérêts de retard, qui visent l'autre retard. Le solde fixé par le bulletin se paie dans un mois à compter de sa notification, présumée le 3e jour ouvrable après la remise du courrier à la poste. Passé ce délai, des intérêts de 0,6 % par mois courent sur le montant impayé. Le mécanisme vient de l'article 155 de la loi concernant l'impôt sur le revenu, qui prévoit 1 % par mois, abaissé par règlement grand-ducal que ce même article autorise. Sur un solde de 3 000 €, chaque mois de retard ajoute 18 €.
Deux points s'ajoutent, écrits noir sur blanc dans les textes de l'ACD. Ces intérêts se calculent aussi sur le supplément pour dépôt tardif s'il reste impayé, un retard alimentant alors l'autre. Et le même taux frappe les avances trimestrielles payées en retard, à partir du mois qui suit leurs échéances des 10 mars, 10 juin, 10 septembre et 10 décembre.
| Mesure | Déclencheur | Montant ou plafond | Base |
|---|---|---|---|
| Supplément pour dépôt tardif | Déclaration en retard ou non déposée | Jusqu'à 10 % de la cote d'impôt, sur décision du bureau | § 168 de la loi générale des impôts |
| Astreinte pécuniaire | Déclaration toujours absente après le dernier délai | Montant annoncé à l'avance dans la sommation, selon la gravité du retard | Procédure décrite par l'ACD (sommation-astreinte) |
| Taxation d'office | Refus de déposer la déclaration | Impôt fixé par estimation, sans vos déductions | Obligation du bureau, décrite par l'ACD |
| Intérêts de retard | Impôt non payé à l'échéance (un mois après la notification du bulletin) ; avance non payée à son échéance | 0,6 % par mois ; 0,1 % ou 0,2 % si un délai de paiement est accordé avant l'échéance | Article 155 LIR, taux abaissé par règlement |
Règles vérifiées le 5 juillet 2026 sur impotsdirects.public.lu et guichet.public.lu. Le supplément et l'astreinte peuvent se cumuler : la FAQ de l'ACD dit que le délai est à respecter sous peine d'un supplément, d'une astreinte, voire des deux.
Un rappel de l'ACD est arrivé
Un courrier vous invite à déposer votre déclaration. Ce n'est ni une amende ni un redressement : le bureau attend un document qu'il n'a pas reçu. Il indique une date limite et le bureau compétent, et c'est la date de ce courrier qui fait foi. Il ne préjuge pas de ce que vous devrez : une déclaration peut aboutir à un remboursement comme à un solde à payer, selon votre situation.
Rester sans réponse n'annule pas l'impôt, cela enclenche la chaîne décrite ci-dessus, dans cet ordre : le rappel, puis la sommation qui annonce une astreinte, puis la taxation d'office. Chaque étape laisse la possibilité de régulariser, et déposer arrête la mécanique là où elle en est.
Concrètement, trois gestes. Vérifiez l'année concernée et la date du courrier, les deux informations qui commandent la suite. Réunissez vos pièces, certificat de rémunération annuel, certificats d'assurance, de prêt et d'épargne : le rappel ne demande rien de plus qu'une déclaration normale. Puis déposez, en ligne ou en renvoyant le formulaire au bureau indiqué. Si vous hésitez entre la déclaration complète et le décompte annuel, notre guide entre le formulaire 163 et le 100 vous situe.
Il vous manque une pièce, et la date approche
Déposez sans elle. L'administration précise qu'un document qui fait défaut ne justifie aucun délai supplémentaire. Elle indique deux façons de faire : joindre celui de l'année antérieure, ou déposer en signalant que la pièce suivra dès réception.
Ne comptez pas sur une demande adressée à votre bureau pour déplacer cette date, et ne la confondez pas avec le délai de paiement vu plus haut, qui se demande bel et bien. Un délai de paiement s'obtient ; pour le dépôt, l'administration publie qu'il n'y a pas de prolongation au-delà du 31 décembre.
Revenir sur une année passée
La réponse dépend encore de la même distinction, et les deux horloges n'ont pas la même durée.
Vous étiez tenu de déposer. L'année reste à régulariser : le bureau peut réclamer la déclaration, et vous pouvez encore la remettre spontanément. Il la traite et établit le bulletin, qui règle l'année dans un sens ou dans l'autre. Le temps dont dispose le Trésor est long : la loi sur le recouvrement prévoit que sa créance se prescrit par 5 ans, à compter du 1er janvier qui suit l'année où elle est née, et le délai passe à 10 ans en cas de non-déclaration ou de déclaration incomplète ou inexacte, avec ou sans intention frauduleuse. Une année non déclarée peut donc encore être imposée dix ans plus tard.
Vous n'étiez pas tenu de déposer. Votre porte est celle du 31 décembre de l'année qui suit, et elle se referme. Pour le décompte annuel, l'ACD parle de forclusion, sans prolongation possible et sans prise en compte d'un dépôt postérieur. Pour la déclaration volontaire, les pages officielles ne prévoient rien pour rouvrir une année passée.
Un bulletin est déjà arrivé et le calcul vous semble faux. La voie est la réclamation, dans les 3 mois de la notification, détaillée dans notre guide pour contester un bulletin. Ces trois mois passés, il reste dans certains cas une voie dite gracieuse, qui ne rouvre pas le calcul : elle est décrite avec le reste de la chaîne des recours, dans la même page.
Questions fréquentes
- Je suis en retard : ma déclaration sera-t-elle encore acceptée ?
- Cela dépend de votre côté de la distinction, et c'est le point où une réponse trop rassurante coûte cher. Si vous étiez tenu de déposer, oui : la déclaration reste due, elle est traitée, et déposer arrête la procédure. Si vous déposiez volontairement pour récupérer un trop-retenu, non : passé le 31 décembre de l'année qui suit, elle n'est plus prise en compte.
- Vais-je payer quelque chose pour un ou deux jours de retard ?
- Le supplément et l'astreinte relèvent de l'appréciation du bureau d'imposition, qui décide selon le dossier : rien ne tombe automatiquement au premier jour. L'ACD ne publie aucun barème, et personne ne peut donc vous dire à l'avance ce qui sera appliqué. Le geste qui écarte l'astreinte et la taxation d'office reste le dépôt.
- Sur quelle année portent les revenus que je déclare cette année ?
- Sur l'année précédente. En 2026, vous déclarez ce que vous avez perçu en 2025, et vous avez jusqu'au 31 décembre 2026 pour le faire. Ce décalage d'un an laisse le temps de rassembler les certificats annuels, qui arrivent au premier trimestre.
- Puis-je déclarer une année passée que j'avais oubliée ?
- Si vous étiez tenu de déposer, oui, et l'administration peut de son côté réclamer cette année pendant 5 ans, ou 10 si elle n'a pas été déclarée. Si vous déposiez volontairement, la fenêtre ne durait qu'un an, jusqu'au 31 décembre suivant l'année des revenus. Ce n'est donc pas la prescription de cinq ou dix ans qui vous concerne.
Le plus court chemin pour régulariser reste de déposer. L'outil remplit avec vous le formulaire officiel de la déclaration et calcule votre impôt au passage, gratuitement et sans compte.
Gratuit cette année. Vous pouvez commencer sans compte, et vous arrêter quand vous voulez.
Sources
- ACD : prélèvements supplémentaires en cas de non-observation des délais (supplément jusqu'à 10 % de la cote d'impôt, sommation-astreinte, taxation d'office, intérêts de 0,6 % par mois et taux forfaitaires de 0,1 % ou 0,2 %)
- ACD : dépôt et remise des déclarations (à partir de l'année d'imposition 2022, délai au 31 décembre de l'année qui suit, résidents et non-résidents ; même échéance pour les demandes de restitution)
- ACD : FAQ des résidents (question 1.3 : aucune prolongation au-delà du 31 décembre, une pièce manquante n'ouvre pas de délai supplémentaire, déposer avec le document de l'année antérieure ou signaler qu'il suivra ; supplément, astreinte, voire les deux ; déclaration volontaire déposée après le délai non prise en compte ; décompte annuel : délai de forclusion ; dette d'impôt prescrite en général par 5 ans, dans certains cas par 10 ans)
- ACD : le décompte annuel (échéance du dépôt au 31 décembre de l'année n+1)
- ACD : calendrier fiscal (modèle 100 et modèle 163, échéance unique au 31 décembre)
- ACD : délais des différentes voies de recours (réclamation dans les trois mois)
- Guichet.lu : déclaration pour l'impôt sur le revenu (période de remise pour l'année d'imposition 2025 du 7 avril 2026 au 31 décembre 2026, citation vérifiée le 5 juillet 2026 ; supplément, intérêt de retard, astreinte et taxation d'office en cas de non-dépôt)
- Guichet.lu : payer l'impôt dû (paiement dans le mois de la notification du bulletin, présumée le 3e jour ouvrable après la poste, 0,6 % par mois, pas d'intérêts durant les 4 mois suivant l'échéance initiale en cas de sursis puis 0,1 % ou 0,2 %, échéances des avances)
- Guichet.lu : contester une décision de l'ACD (réclamation dans les 3 mois ; demande gracieuse réservée au cas où la perception d'un impôt dont la légalité n'est pas contestée entraînerait une rigueur incompatible avec l'équité, au plus tard le 31 décembre de l'année suivant l'émission du bulletin)
- LIR, texte coordonné publié par l'ACD : article 155 (intérêt de retard fixé à 1 % par mois, abaissement possible par règlement grand-ducal, supplément infligé en vertu du paragraphe 168 de la loi générale des impôts)
- Loi du 27 novembre 1933, article 10, texte consolidé (créance du Trésor prescrite par 5 ans à partir du 1er janvier qui suit l'année de sa naissance ; 10 ans en cas de non-déclaration ou de déclaration incomplète ou inexacte)
Article pédagogique, vérifié à la date indiquée. Il ne constitue ni un conseil fiscal ni un conseil en investissement : votre situation peut différer des exemples.